Pendant que des milliards de personnes suivent la Coupe du Monde 2026 en Amérique du Nord, quelque chose d’inhabituel se passe sur les pelouses : des joueurs parmi les plus célèbres de la planète assument publiquement leur foi en Christ.
Le moment le plus parlant : le 14 juin, après Allemagne-Curaçao (7-1) à Houston, des joueurs des deux équipes — adversaires depuis 90 minutes — se rejoignent au centre du terrain pour prier ensemble. Le milieu allemand Felix Nmecha expliquera : « Dans le jeu, nous sommes adversaires. Après le match, nous sommes tous chrétiens et frères. » La vidéo devient virale en quelques heures.
Même scène côté américain : après la victoire 4-1 contre le Paraguay devant 70 000 spectateurs, toute l’équipe se regroupe sur le terrain, bras autour des épaules, tête baissée. Le défenseur Mark McKenzie conduit la prière.
Ces gestes ne sont pas isolés. Le capitaine américain Christian Pulisic porte une croix offerte par sa mère, anime des études bibliques avec ses coéquipiers et partage des passages de la Bible soulignés sur Instagram. Le milieu Weston McKennie résume sa vie en quatre mots dans sa bio : « All glory to God ». L’Anglais Bukayo Saka déclare : « Le mot foi est l’un des mots les plus forts pour moi. Ça signifie croire, quoi qu’il arrive. »
Et du côté suisse ? Rubén Vargas, ailier de la Nati aujourd’hui à Séville, n’est pas en reste. Il signe chacune de ses publications sur les réseaux sociaux du hashtag #conDiosdelante (avec Dieu devant moi). Dans une interview, il a témoigné que sa foi lui apporte force et stabilité : « J’ai toujours su que Dieu était là. J’ai renforcé ma foi et trouvé de la force pour ma vie. »
Que faut-il en penser ? Ces moments sont spontanés, non orchestrés et c’est précisément ce qui les rend crédibles. La scène Allemagne-Curaçao illustre quelque chose de théologiquement fort : l’identité en Christ qui dépasse les frontières et la compétition. Ce sont des croyants qui vivent leur foi là où ils se trouvent, sans honte, sur le plus grand terrain du monde.
C’est exactement ce que nous prêchons. Ils le font.
Christian Kuhn, directeur du RES