Le discipulat post-confinement ?

Voilà 2000 ans, Christ demandait à ses disciples … de faire des disciples. Sommes-nous efficaces dans ce domaine, aujourd’hui ? Pouvons-nous dire que nos églises ont véritablement “fait des disciples” de Jésus-Christ, et qui sont tous des témoins vivants qui font connaître le Père ? Quel est le pourcentage des membres de nos communautés qui sont des disciples de Christ, et qui à leur tour font des disciples ? Arrivons-nous à dépasser les 10 à 20%­­­ ?
Aujourd’hui, les défis de notre société sont tels que les nouveaux convertis ont besoin de clairement plus que juste de l’enseignement, des cours ou des séminaires pour tenir sur le long terme. Nous croyons qu’aujourd’hui, avec les nouveaux défis que la plupart de nos églises vivent, c’est le moment où jamais de nous interroger sur la pertinence de nos efforts pour ‘aller et faire des disciples’. Le Groupe de Travail du RES sur le discipulat a identifié quelques éléments clés d’un discipulat fructueux, comme des relations de proximité, où l’on peut vivre l’authenticité, des amitiés réelles et profondes, où je peux véritablement impacter (être impacté par) la vie de l’autre, avec une mise en pratique très concrète (et accompagnée) des vérités découvertes dans la Bible.

Nous apprenons chaque jour, au pied du Maître ! Et nous aimerions cheminer ensemble,  avec vous…

Découvertes durant ce temps de confinement :

Patrick : Pendant ce confinement, je n’ai plus eu de rencontres d’églises, même pas par Zoom ou YouTube. J’ai continué de lire ma Bible et de prier, aussi avec quelques amis. Cependant, ce qui est vraiment resté, c’est ces quelques personnes plus jeunes dans la foi que j’avais à cœur : On s’est téléphoné, on s’est vu par Zoom, j’ai essayé de les encourager et j’ai prié avec et pour eux. J’ai comme l’impression que c’était ça, l’essentiel !

Hélène : Après avoir mis en sécurité ma famille (réflexion comment on allait se comporter et la mise en place de l’école à distance), finalement le confinement n’a pas changé le discipulat que je faisais ni notre manière de vivre l’église, mais juste la forme. J’ai écris des cartes, fait des téléphones, des zooms. Nous avons privilégié les contacts avec nos voisins. J’ai pu voir plusieurs jeunes femmes s’accrocher à Dieu par elles-même, ce fut très encourageant. Je sème mais c’est Dieu qui fait grandir les personnes.

Manuel : Cette saison a été un temps de croissance dans mon premier lieu de discipulat: celui de la famille. Prier en famille avant les repas pour les autorités de notre pays, intercéder pour un pays en Afrique, regarder et discuter des vidéos en lien avec la foi, prendre la Sainte-Cène en famille (ce qui me rappelle les chrétiens dans Actes 2.46 qui “rompaient le pain dans les maisons”), tout cela a suscité des discussion profondes avec nos enfants et nous a permis d’investir dans leur croissance dans la foi.

David : Je pense pouvoir dire comme tous mes amis que ce temps de confinement nous a a amené à approfondir les relations au sein de notre famille avec nos quatre enfants. Mais aussi  des échanges, des partages et des réflexions en couple. Nous avons choisi de lire la Bible en famille et prier ensemble à tous les repas du midi. Faire des disciples c’est saisir chaque occasion pour façonner Jésus toujours plus en chacun de mes enfants. Mais alors que je le fais, c’est Dieu qui m’a discipulé au travers de plusieurs pensées dont deux que voici: notre capacité à dire non, déterminer notre capacité à dire oui pour quelque chose de meilleur. Dieu me parlait de limites saines. L’autre pensée qui habitait mon quotidien était la suivante: le pessimiste voit souvent le verre à moitié vide et l’optimiste voit le verre à moitié plein mais l’enfant de Dieu voit le verre qui déborde pour bénir.  Faire des disciples, c’est soi-même se laisser discipuler par Dieu. Pendant ce confinement je peux ainsi dire que Dieu m’a fait grandir dans des domaines pratiques de la vie. Alors que le monde était forcé de vivre au ralenti, Dieu a pu nous toucher dans une relation de coeur à coeur.

Deux questions :

1) Quelle place ai-je dans mon agendas pour voir et développer des relations avec des personnes qui ne connaissent pas encore Christ personnellement? 

2) Il y a-t-il quelqu’un qui peut me désigner comme sa mère ou son père spirituel (1Th 2.6-12) ?

Proposition pour se lancer:

  1. Prendre un temps dans la présence du Père pour être rempli de son amour
  2. Demander au Père qui sont les personnes dont le Père veut que je prenne soins
  3. J’agis en fonction du St-Esprit (visite, carte, service, autre…)
  4. Je continue (1,2,3) avec la même personne jusqu’à ce qu’elle rencontre Christ. 

Jésus dit : “Je bâtirai mon Eglise” (Mt 16:18)
Jésus dit : “Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit.” (Mt 28:19-20)

Groupe de Travail Discipulat du RES,

Patrick Rey, Hélène Burri, Manuel Rapold, David Selveratnam

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