La violence envers les minorités religieuses est inacceptable

Le 22 août a été déclaré « Journée internationale de commémoration des personnes victimes de violences en raison de leur religion ou convictions » par l’ONU. L’occasion pour le Groupe de travail pour la liberté religieuse (GLR) du Réseau évangélique suisse SEA-RES de rappeler que cette liberté est en recul dans le monde entier et que la protection des minorités religieuses mérite notre attention et nos prières. Il propose de consacrer une minute de silence et de prière aux victimes, au cours de cette journée.

Pour l’ONU, le 22 août est désormais la « Journée de commémoration pour les victimes de violence en raison de leurs croyances ». C’est en effet ce qu’a résolu l’Assemblée générale des Nations Unies en mai 2019, dans le contexte des attaques épouvantables qui ont frappé deux mosquées à Christchurch en Nouvelle-Zélande et les communautés chrétiennes au Sri Lanka. Malheureusement, ces attaques sont la pointe de l’iceberg d’un phénomène qui dure.

Une situation mondiale alarmante

La violence et l’hostilité envers les croyants sont en effet en nette hausse. C’est notamment ce qu’affirme une étude indépendante publiée au cours de l’été par le Pew Research Center et qui a analysé l’évolution de la situation entre 2007 et 2017. Désormais, plus d’un quart des Etats du monde appliquent des restrictions élevées et dans 28% des pays, l’hostilité sociale envers les croyants est forte, là où il y a dix ans, ses chiffres se montaient à 20%. L’étude indique également que le nombre de pays où les chrétiens sont harcelés (« harassed ») en raison de leur foi est passée de 107 à 143 en 10 ans. On constate également une forte hausse des pays où les musulmans souffrent en raison de leur appartenance religieuse : 140 en 2017 contre 96 en 2007. De même, les Juifs sont désormais harcelés dans 87 pays contre 51 il y a dix ans.

Une journée de commémoration nécessaire 

Le Groupe de travail pour la liberté religieuse (GLR) confirme cette tendance. Selon Linus Pfister, président du Groupe de travail et directeur de l’ONG Aide aux Eglises dans le Monde (AEM), « nous observons sur le terrain que la liberté religieuse est en recul dans la plupart des pays dans lesquels nous intervenons. La situation est alarmante. La violence envers des personnes basée sur le simple fait que leur foi est différente de celle du groupe au pouvoir, souvent majoritaire, est inacceptable ». Les chiffres de l’ONG Portes Ouvertes, membre du GLR et qui publie chaque année un Index Mondial de Persécution qui recense les 50 pays où il est le plus difficile de vivre en chrétien, rapporte dans sa dernière édition que plus de 4’100 chrétiens y ont été tués pour des raisons religieuses entre novembre 2017 et octobre 2018, dont 3’700 uniquement dans le nord et le centre du Nigeria. Pour Linus Pfister, « une journée par an pour se souvenir des victimes de violences en raison de leur religion nous paraît indispensable, quand on songe par exemple que tous les jours, onze personnes meurent en raison de leur foi chrétienne. » Le GLR invite la population et les autorités à commémorer les victimes de ces violences en prenant une minute de silence et de prière, en cette journée du 22 août. 

Dimanche de l’Eglise persécutée

Le Groupe de travail pour la liberté religieuse (GLR) organise par ailleurs chaque année en novembre le Dimanche de l’Eglise persécutée. Cette année, les dimanches 10 et 17 novembre, les chrétiens seront invités à prier en particulier pour la liberté religieuse en Chine, au Nigeria, et dans les territoires de l’Est de l’Ukraine.

Communiqué de Portes Ouvertes du 20 août

Message du Secrétaire général de l’ONU M. Antonio Guterres

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