Le samedi 18 avril 2026 à Lonay, la deuxième journée « Éclats de Grâce », organisée par un comité issu du groupe de travail Genre et Sexualité du Réseau évangélique suisse (RES), a réuni 140 participant·es autour des questions de genre, de sexualité et de vie chrétienne. Entre enseignements, témoignages et ateliers, la rencontre a offert des clés concrètes pour aborder des conversations sensibles, cultiver des relations empreintes d’amour et approfondir une foi incarnée dans un contexte sociétal souvent polarisé.
Des clés pour des conversations difficiles
Invité principal, Adam Curtis, pasteur dans le sud de l’Angleterre et intervenant auprès de Living Out, a encouragé à « craindre Dieu plutôt que les hommes », soulignant que « lorsqu’on craint Dieu, les gens ne deviennent pas plus petits, mais lui devient plus grand ». Il a également appelé à aimer celles et ceux qui pensent différemment, voyant dans ce paradoxe une occasion de témoigner de l’Évangile, et rappelé que « la vie de foi, c’est de la souffrance maintenant, et la gloire plus tard ».
De son côté, Sébastien Weber, créateur du podcast Cultura, a plaidé pour une meilleure compréhension mutuelle : « Mieux connaître pour mieux aimer ». Il a invité à privilégier la communauté plutôt que le tribalisme, à se soumettre à la perspective de Dieu pour ne pas sombrer dans le cynisme et à rechercher une paix intérieure face à l’anxiété ambiante.
Témoignages de grâce et parcours personnels
Présidente du comité d’organisation et du groupe de travail, Liliane Favarger a partagé un témoignage personnel : « Le Saint-Esprit avait d’autres plans… Il m’a conduite à raconter comment Dieu avait commencé à fissurer la religiosité en moi à travers mes propres défis liés à la sexualité. » Elle a ajouté : « Sa grâce m’a été révélée pour que je puisse en témoigner à d’autres. »
La journée a aussi été marquée par un témoignage poignant sur le célibat, décrivant un Dieu qui permet de vivre la famille au-delà des liens biologiques. « Voir des hommes et des femmes faire des choix coûteux et rayonner de joie me rappelle que s’abandonner à Dieu est exigeant, mais que c’est tout gagner en retour », souligne encore Liliane Favarger.
Des ateliers pour approfondir et une suite déjà prévue
L’après-midi, plusieurs ateliers ont permis d’explorer des thématiques spécifiques : non-binarité et transidentité, accompagnement des personnes LGBTQIA+, éclairage biblique ou encore intimité dans le célibat. Ces espaces ont favorisé échanges et réflexion dans un climat respectueux.
Forte de cet élan, l’équipe organisatrice donne déjà rendez-vous en 2027 : « Nous reviendrons dans une autre région, avec de nouveaux thèmes et intervenant·es, mais avec le même Dieu », conclut Liliane Favarger.