Violence contre les minorités religieuses – le cas de l’Inde

L’Alliance évangélique en Inde rapporte qu’un garçon de 14 ans a été lapidé à mort en Inde et que son corps a été démembré parce que lui et sa famille étaient devenus chrétiens : c’est à cause de ce genre de violence que l’ONU a désigné le 22 août comme “Journée internationale de commémoration des personnes victimes de la violence en raison de leur religion ou de leurs convictions”. Le Réseau évangélique suisse SEA-RES appelle à ne pas rester silencieux face à l’intolérance et à la violence croissante à l’encontre des membres des communautés religieuses dans de nombreux pays.

La persécution envers des croyants et des communautés religieuses a fortement augmenté dans le monde entier ces dernières années. C’est le cas notamment en Inde, où la liberté de religion s’est détériorée et où les minorités religieuses sont de plus en plus attaquées. Le gouvernement national ferme l’oeil sur la violence contre les minorités et alimente la haine communautaire. Cette attitude a généré un climat de peur parmi les communautés non hindoues, en particulier les musulmans et les chrétiens.

Inde : 135 cas de violence grave au cours du premier semestre 2020

Pendant le confinement lié au Covid-19, il n’y a eu pratiquement aucune couverture médiatique et de nombreux villages ont été isolés du reste du monde. En conséquence, les extrémistes se sont sentis libres de commettre des actes de violence graves contre les minorités religieuses, et ceux-ci n’ont souvent été ni signalés ni poursuivis car les victimes n’avaient qu’un accès très limité à la justice. Par exemple, au cours du premier semestre de cette année, l’Alliance évangélique en Inde a déjà enregistré 135 cas de lynchage, d’exclusion de communautés et de perturbation de services religieux.

« Face à cette violence au nom de l’hindouisme, la Suisse devrait clairement mettre le président indien Modi face à ses responsabilités » s’alarme Linus Pfister, président du Groupe de travail pour la liberté religieuse du Réseau évangélique suisse SEA-RES.

Avec cette journée internationale de commémoration, l’Assemblée générale des Nations unies souhaite promouvoir la protection des droits de l’homme des membres des minorités religieuses, y compris leur droit d’exercer librement leur religion ou leur conviction.

Solidaires avec ceux qui sont persécutés à cause de leur foi

Il n’y a pas que l’Inde qui connaisse des cas comme ceux décrits ici. À l’occasion du Dimanche de l’Église persécutée qui se tient chaque année le deuxième et troisième dimanche de novembre, le Groupe de travail pour la liberté religieuse invite à prier pour la liberté religieuse, notamment en Algérie, à Cuba et au Pakistan. Il fournit une documentation détaillée à ce sujet sur le site agr-glr.ch. En outre, dans le cadre de son projet “persecution.ch“, le groupe de travail lance une campagne de sensibilisation cet automne, qui culminera par un grand rassemblement sur la Place fédérale à Berne le samedi 19 juin 2021, sous la devise “Nous ne nous taisons pas”.

Source  (Inde): https://efionline.org/2020/07/10/efi-rlc-half-yearly-report-2020/

A lire également : Communiqué de Portes Ouvertes du 20 août 2020

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